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1. Présentation
du Fonds Mondial
Le sida, la tuberculose et
le paludisme sont responsables de plus de six millions de décès
chaque année, et ce chiffre est en augmentation. Le Fonds
Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme,
créé en janvier 2002, a pour mission de réunir,
gérer, distribuer et contrôler des ressources additionnelles
de financement de programmes locaux, nationaux et internationaux
tournés vers la lutte contre ces trois pandémies.
Le Fonds Mondial a été fondé sur
un ensemble de principes qui orientent son action, de l’élaboration
des lignes directrices jusqu’à l’octroi de subventions
:
• Oeuvrer en tant qu’instrument financier,
et non comme une entité de mise en œuvre,
•
Attirer des ressources financières additionnelles et en disposer,
•
Appuyer des programmes qui démontrent un engagement national,
•
Trouver un équilibre entre régions, maladies et interventions,
•
Poursuivre une approche intégrée et équilibrée
de la prévention et du traitement,
•
Evaluer les propositions par un processus indépendant,
•
Etablir un processus simplifié, rapide et novateur d’octroi
de fonds, et oeuvrer de manière
transparente et responsable.
Le
Fonds Mondial constitue, depuis sa création, un mécanisme
financier unique en son genre de mobilisation internationale de
ressources publiques et privées dédiées à la
lutte contre 3 maladies particulièrement meurtrières
dans les pays en développement, que sont le sida, la tuberculose
et le paludisme. Ce partenariat entre gouvernements, société civile,
secteur privé et communautés atteintes représente
une nouvelle approche de solidarité internationale dans
le domaine de la santé.
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Par son mode de fonctionnement
et de gestion, le Fonds Mondial réunit les conditions d’un
soutien financier transparent,
efficace et ciblé : proposés par des instances nationales
multi partenariales, agréés par un comité technique
et scientifique international, les programmes sont financés au
fur et à mesure des progrès
réalisés et des objectifs atteints. |
A la date de juin 2005, le Fonds Mondial avait approuvé des subventions
totalisant 3,7 milliards US$ pour financer 300 programmes dans 127 pays.
Résultats prévus pour les séries
1 à 5
après
cinq ans :
• plus de 1,8 million de personnes sous traitement
antirétroviral ;
• 62 millions de personnes bénéficient des services de
conseils et de tests volontaires pour la prévention du VIH ;
• plus de 1 million d’orphelins pris en charge par les services
médicaux, l’éducation et les soins communautaires
;
• 5 millions de cas supplémentaires de tuberculose sous traitement
DOTS ;
• 264 millions de traitements à base d’artéminisine
pour les patients résistants aux médicaments anti-paludiques
;
• 109 millions de moustiquaires imprégnées financées
pour protéger les familles du paludisme.
Pourtant, les efforts à consentir restent encore immenses :
- plus de 60 millions de personnes sont infectées par le VIH dans
le monde, 95% d’entre elles vivant dans les pays en développement
et plus de 5 millions de personnes supplémentaires étant contaminées
chaque année ;
- un tiers de la population mondiale est infectée par le bacille
de la tuberculose, 5 à 10% d’entre eux en tomberont malades à un
moment ou à un autre de leur vie. Chaque année, 8 millions
de personnes sont atteintes et 2 millions en meurent faute de traitement
adéquat ;
- chaque année, le paludisme tue au moins un million de personnes
dans le monde et plus de 40% de la population mondiale vit dans des régions à risque.
2.
En quoi le Fonds Mondial est-il différent
et innovant ?
Il est efficace : ces fonds sont distribués à la
hauteur des résultats, ainsi, à un an, les meilleurs programmes
ont reçu 97% de leur financement et ceux qui ont failli dans la
réalisation de leurs objectifs n’ont reçu que 20%
des sommes prévues.
La qualité des programmes est soumise à une évaluation
a priori par un comité d’experts international et indépendant
: 60% des propositions sont rejetées pour qualité insuffisante.
La gestion financière des programmes est évaluée
en continu par des cabinets indépendants (par exemple Price Waterhouse
Coopers) et les financements sont suspendus si des irrégularités
sont constatées.
La quasi-totalité des fonds recueillis (99,9%)
sont destinés au soutien des programmes de lutte contre le sida,
la tuberculose ou le paludisme. Seules 150 personnes au siège, à Genève,
sont salariées du Fonds.
Il est partenarial
: au niveau local, 40% des sièges des instances de coordination
nationale sont occupés
par des représentants de la société civile
; au niveau central, 5 des 19 membres du conseil d’administration
du Fonds Mondial sont des représentants de la société civile
(y compris du secteur privé et des représentants
de malades) qui ont tous un droit de vote identique.
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Parmi les bénéficiaires,
la moitié des financements est distribuée à des
organisations non gouvernementales. Il est indépendant et transparent : le Fonds Mondial a le statut
de fondation de droit Suisse. Les projets soumis, les financements distribués,
les décaissements et les bilans des programmes sont tous rendus
publics et disponibles en accès libre sur le site, de même
que l’ensemble des contrats d’achats de médicaments
et produits de santé.
3. De combien le Fonds a-t-il besoin ?
Pour 2005, les besoins anticipés du Fonds Mondial
s’élèvent à 2,3
milliards de US $. Les promesses de contributions s’élèvent à 1,4
milliards de US $. Les efforts dans le domaine de la mobilisation
des ressources continuent.
L’expérience des cycles de subvention du
Fonds Mondial à ce
jour conduit à une estimation des besoins s’élevant à 3,5
milliards de US $ pour 2006 et 3,6 pour 2007. Il convient cependant d’accroître
d’avantage encore les contributions. Une évaluation modérée
des financements extérieurs nécessaires en 2007 pour ces
trois maladies (en ne tenant pas compte des efforts de recherche et développement)
s’établit à 14,9 milliards de US $
(compte non tenu des financements internes). Cette somme comprendrait
11,5 milliards de US $ pour le VIH/SIDA, 2,6 milliards pour le paludisme
et au moins 0,8 milliard pour la tuberculose. |